La vertu du silence
« Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas. Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles. » Lao Tseu
Shri Mahesh
Mahesh Ghatradyal est né le 11 juillet 1924 dans l’état de Karnataka en Inde du sud. Enfant orphelin, il reçoit une double éducation : il étudie les saintes écritur…es ainsi que le yoga traditionnel dans un monastère sous la supervision de Swami Mruttunjaya et reçoit parallèlement une éducation anglaise d’un précepteur privé.
En 1947 il participe aux Jeux Olympiques Mondiaux Universitaires organisés en France, où grâce à lui, le drapeau de la jeune république indienne apparaît pour la première fois. Il participe à des courses de marathon pour le Stade Français et le Racing Club, notamment avec Alain Mimoun et Emil Zatopek.
Alors qu’il s’entraîne à l’Institut National du Sport, il est remarqué par le docteur Boris Dolto qui l’accueille dans sa famille comme étudiant étranger. Il étudie ensuite la médecine avec le professeur Baumann à Genève et travaille dans un laboratoire de physiothérapie entre 1947 et 1955. Il prend d’ailleurs part à des expériences sur la résistance au froid du corps humain en utilisant les techniques yoguiques. En 1953 le professeur Baumann écrit « Nous sommes heureux d’apprendre ces techniques de Sri Mahesh, le représentant des écoles les plus légitimes et respectueux de culture de l’Ouest à laquelle il veut transmettre un message ». De 1954 et 1960 il travaille à l’Hôpital Percy et à l’Hôpital des Enfants pour la rééducation des soldats blessés et des enfants handicapés.
Mahesh veut ensuite retourner en Inde mais son maître Swami Siddheshwarananda, fondateur du Centre Védantique de Gretz, lui fait promettre juste avant sa mort en 1957, de rester en France pour diffuser la culture indienne seulement connue à cette époque d’un petit nombre d’intellectuels. Il pourra rester en France grâce à Robert Schuman qui était alors ministre des affaires étrangères.
A cette période il rencontre André Malraux (ministre de la culture), Jeanine Auboyer (conservateur du musée Guimet), les professeurs Jean Filliozat et Paul Mus (spécialistes de l’étude de l’Inde), les docteurs Françoise Dolto (pédopsychiatre) et François Creff (nutritionniste) et Robert Salmon (directeur du journal France Soir).
En 1959, tous l’encouragent à créer le Centre pour les Rapports Culturels Franco Indiens (CRCFI). Son but est d’étendre la culture indienne en organisant des conférences, expositions, représentations de danse et de musique, des voyages en Inde ainsi que des cours de Sanscrit et de Bharata Natyam (forme de danse classique indienne). De nombreuses personnalités importantes viennent au centre comme Nehru, premier ministre de l’Inde, qui admet l’authenticité de son message culturel et son utilité pour le public français. Le centre entretient des rapports étroits avec l’UNESCO. C’est sur l’initiative d’André Malraux, de jean Filliozat et de Mahesh qu’est lancée la mission d’enseigner le Français dans les universités hindoues. Depuis, le Français fait encore partie de leur programme.
Jean Filliozat qui était également médecin, demande à Mahesh de se prêter à des expériences de cardiologie et radiologie en tant que yogi pour la publication du livre Études instrumentales des techniques du yoga publié en 1963. Ces expériences décrivent les modifications de l’état de conscience à travers la respiration, les postures et la relaxation conformément à ce qu’exposent les enseignements traditionnels du yoga.
Mahesh est le premier à donner une structure à l’enseignement du yoga en créant :
•la Fédération Française de Hatha Yoga (FFHY), dont le but est d’étendre cette discipline pour le public.
•l’École Internationale du Yoga Traditionnel (EIDYT), dont le but est de former des enseignants.
Il écrit également plusieurs livres sur la philosophie du yoga et la culture indienne.
En 1985 il devient le président de la commission médicale sur le yoga de l’université Varanasi et en 1994 il fonde avec certains de ses amis de la culture indienne l’association humanitaire France Inde Karnataka pour construire un hôpital en Halligudi, région très pauvre et sèche. La première pierre est posée en 1995 et l’hôpital est inauguré en 1977. Il reçoit 1000 à 1500 patients chaque mois. L’association, dont le président est Xavier Emmanuelli, développe ce projet avec l’aide de nombreux donateurs. Le financement est français, mais la réalisation et l’entretien (les médecins, les infirmiers, le personnel, les entrepreneurs) sont indiens.
Pour tous ses accomplissements culturels, scientifiques, éducatifs et humanitaires, Sri Mahesh Ghatradyal est élevé Chevalier de l’Ordre national du Mérite le 18 décembre 1996 et fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 25 mars 2005.
Il s’est éteint le 21 août 2007 et est honoré en la salle de la coupole du crématorium du cimetière du Père Lachaise à Paris en France.
Sa famille adoptive, ses amis et ses nombreuses relations témoignent du souvenir d’un homme généreux dont la vie a été guidée par le désir de rapprocher les cultures et les hommes, et de promouvoir les valeurs de dignité de l’homme et de respect.
Site de la Fédération Française de Hatha-Yoga : http://www.ff-hatha-yoga.com/

Faire de la Terre un paradis
« Nul n’est besoin de faire de la Terre un paradis : elle en est un. A nous de nous adapter pour l’habiter. » Henry Miller
N’attendez-pas !
Qu’est-ce que le Yoga ?
Qu’est-ce que le Yoga ? Voici la définition qu’en donne la Fédération Française de Hatha-Yoga :« Pratiquer est ce qui compte avant tout : «Vous pouvez m’écouter attentivement pendant des heures chaque jour, mais à moins de pratiquer, vous n.’avancerez pas d’un pouce. Certaines choses ne peuvent se comprendre sans en avoir fait l’expérience ; il nous faut les voir et les sentir par nous-mêmes» (Vivekânanda).Le Yoga est une des approches utilisées en Inde pour mettre fin à la souffrance et à l’insatisfaction afin d’accéder à la félicité, d’obtenir la délivrance du cycle des renaissances, et d’accéder au salut. Il était à l’origine le fait de quelques individus engagés dans une voie ascétique. Avec les époques, il s’est décliné sous diverses approches pratiques dont l’objectif à terme est toujours de parvenir à la connaissance de soi, comme aboutissement de la méditation.
Aujourd’hui en occident, le yoga est souvent assimilé au Hatha Yoga, et comporte la pratique de postures, d’exercices respiratoires et une approche de la méditation. Il est surtout appréhendé comme une discipline de bien-être physique et psychique, par certains comme un moyen thérapeutique, parfois pratiqué dans une recherche de sagesse ou de sérénité ou en soutien d’une quête religieuse ou spirituelle.
Le Hatha Yoga enseigné à la FFHY s’inscrit dans le cadre des premières étapes des Yoga Sûtra de Patañjali. Il est pratiqué selon l’approche traditionnelle, c’est-à-dire en s’appuyant sur des techniques expérimentées et codifiées en Inde depuis des siècles. Le yoga, que les professeurs affiliés à la FFHY proposent, peut être pratiqué par tous, jeunes enfants, adolescents, adultes, personnes âgées ; il peut être adapté pour les femmes enceintes, les personnes handicapées… Il est dégagé de toute dépendance vis-à-vis des religions et s’interdit toute pratique thérapeutique. »
Le site de la Fédération Française de Hatha-Yoga : http://www.ff-hatha-yoga.com/














