Yoga : l’art de relier ce qui est épars
« RELIER CE QUI EST EPARS. D’un point de vue théorique, le terme de « yoga » remonte aux textes védiques où il désigne le char d’Indra et de Surya tiré par des chevaux sauvages, agités, instables, qu’il s’agit de contrôler et de maîtriser.
[……] Le mot « yoga » va ensuite s’appliquer plus largement à la vie psychique. L’esprit – par le jeu incroyablement rapide de la pensée, le changement constant des émotions, la multiplicité des sensations, etc. – est comparé assez logiquement aux chevaux indisciplinés d’un char tiré à hue et à dia, et dont le cocher doit unir les forces pour, tout simplement, avancer dans une direction donnée.
Le yoga est donc défini très tôt comme une discipline spirituelle, ayant à la fois pour objet et pour but la transformation des processus mentaux, car « on est à soi-même son allié, à soi-même son ennemi. » Ce sens de méthode visant à rassembler et unir les différentes activités sensorielles et mentales, à l’opposé de la dispersion habituelle, perdure encore aujourd’hui.
Dès l’origine, le yoga n’est considéré ni comme un système théorique, ni comme une religion, même si, bien entendu, il s’inscrit dans le contexte religieux de l’hindouisme et de la pensée indienne et s’en approprie certaines caractéristiques essentielles.
Il est défini avant tout comme une attitude, une discipline individuelle (et non collective), un art de vivre. Le yoga est essentiellement une pratique dans la vie, qu’il n’est pas possible de réduire à une philosophie abstraite, seulement intellectuelle, ni à une gymnastique vaguement acrobatique. » Philippe Filliot « Le yoga comme art de soi », éditions ACTES SUD.
[……] Le mot « yoga » va ensuite s’appliquer plus largement à la vie psychique. L’esprit – par le jeu incroyablement rapide de la pensée, le changement constant des émotions, la multiplicité des sensations, etc. – est comparé assez logiquement aux chevaux indisciplinés d’un char tiré à hue et à dia, et dont le cocher doit unir les forces pour, tout simplement, avancer dans une direction donnée.
Le yoga est donc défini très tôt comme une discipline spirituelle, ayant à la fois pour objet et pour but la transformation des processus mentaux, car « on est à soi-même son allié, à soi-même son ennemi. » Ce sens de méthode visant à rassembler et unir les différentes activités sensorielles et mentales, à l’opposé de la dispersion habituelle, perdure encore aujourd’hui.
Dès l’origine, le yoga n’est considéré ni comme un système théorique, ni comme une religion, même si, bien entendu, il s’inscrit dans le contexte religieux de l’hindouisme et de la pensée indienne et s’en approprie certaines caractéristiques essentielles.
Il est défini avant tout comme une attitude, une discipline individuelle (et non collective), un art de vivre. Le yoga est essentiellement une pratique dans la vie, qu’il n’est pas possible de réduire à une philosophie abstraite, seulement intellectuelle, ni à une gymnastique vaguement acrobatique. » Philippe Filliot « Le yoga comme art de soi », éditions ACTES SUD.







