Le Yoga d’Isabelle

Yoga et Méditation

Shri Mahesh, une étoile du yoga (part.I)

octobre20
Sri Mahesh, une étoile du yoga (Partie I). Une série d’articles pour mieux connaitre Sri Mahesh, fondateur de la Fédération Française de Hatha-Yoga, la plus importante fédération de Yoga en France avec 11 000 adhérents. « Certaines vies ress…emblent à des œuvres d’art ou à des asanas : l’harmonie de leurs courbes donne l’impression d’un accomplissement simple et apaisant. Telle est la vie de Sri Mahesh Ghatradyal, qui s’est éteint en 2007 à Paris. Cet éminent sportif, fils adoptif de Françoise Dolto, a enrichi la France de culture indienne. Yogi hors pair, il inaugura la pratique en France. LA PURE TRADITION. A première vue, les Dieux se montrèrent peu cléments à son égard. Né dans les années vingt en Inde du Sud, Sri Mahesh est orphelin de ses deux parents. Indice annonciateur d’une existence détachée des liens de famille, consacrée au service de sa patrie, Mother India ? Peut-être. Une mère sublime et exigeante, qui lui imposera un exil au format hexagonal ». (à suivre…) Article de Céline Chadelat, paru dans le n°143 d’octobre 2013 du magasine Santé Yoga. www.santeyoga.comyoganice_shri mahesh

Shri Mahesh

octobre17
Qui était Shri Mahesh, fondateur de la Fédération Française de Hatha-Yoga ?
Mahesh Ghatradyal est né le 11 juillet 1924 dans l’état de Karnataka en Inde du sud. Enfant orphelin, il reçoit une double éducation : il étudie les saintes écritur…es ainsi que le yoga traditionnel dans un monastère sous la supervision de Swami Mruttunjaya et reçoit parallèlement une éducation anglaise d’un précepteur privé.
En 1947 il participe aux Jeux Olympiques Mondiaux Universitaires organisés en France, où grâce à lui, le drapeau de la jeune république indienne apparaît pour la première fois. Il participe à des courses de marathon pour le Stade Français et le Racing Club, notamment avec Alain Mimoun et Emil Zatopek.
Alors qu’il s’entraîne à l’Institut National du Sport, il est remarqué par le docteur Boris Dolto qui l’accueille dans sa famille comme étudiant étranger. Il étudie ensuite la médecine avec le professeur Baumann à Genève et travaille dans un laboratoire de physiothérapie entre 1947 et 1955. Il prend d’ailleurs part à des expériences sur la résistance au froid du corps humain en utilisant les techniques yoguiques. En 1953 le professeur Baumann écrit « Nous sommes heureux d’apprendre ces techniques de Sri Mahesh, le représentant des écoles les plus légitimes et respectueux de culture de l’Ouest à laquelle il veut transmettre un message ». De 1954 et 1960 il travaille à l’Hôpital Percy et à l’Hôpital des Enfants pour la rééducation des soldats blessés et des enfants handicapés.
Mahesh veut ensuite retourner en Inde mais son maître Swami Siddheshwarananda, fondateur du Centre Védantique de Gretz, lui fait promettre juste avant sa mort en 1957, de rester en France pour diffuser la culture indienne seulement connue à cette époque d’un petit nombre d’intellectuels. Il pourra rester en France grâce à Robert Schuman qui était alors ministre des affaires étrangères.
A cette période il rencontre André Malraux (ministre de la culture), Jeanine Auboyer (conservateur du musée Guimet), les professeurs Jean Filliozat et Paul Mus (spécialistes de l’étude de l’Inde), les docteurs Françoise Dolto (pédopsychiatre) et François Creff (nutritionniste) et Robert Salmon (directeur du journal France Soir).
En 1959, tous l’encouragent à créer le Centre pour les Rapports Culturels Franco Indiens (CRCFI). Son but est d’étendre la culture indienne en organisant des conférences, expositions, représentations de danse et de musique, des voyages en Inde ainsi que des cours de Sanscrit et de Bharata Natyam (forme de danse classique indienne). De nombreuses personnalités importantes viennent au centre comme Nehru, premier ministre de l’Inde, qui admet l’authenticité de son message culturel et son utilité pour le public français. Le centre entretient des rapports étroits avec l’UNESCO. C’est sur l’initiative d’André Malraux, de jean Filliozat et de Mahesh qu’est lancée la mission d’enseigner le Français dans les universités hindoues. Depuis, le Français fait encore partie de leur programme.
Jean Filliozat qui était également médecin, demande à Mahesh de se prêter à des expériences de cardiologie et radiologie en tant que yogi pour la publication du livre Études instrumentales des techniques du yoga publié en 1963. Ces expériences décrivent les modifications de l’état de conscience à travers la respiration, les postures et la relaxation conformément à ce qu’exposent les enseignements traditionnels du yoga.
Mahesh est le premier à donner une structure à l’enseignement du yoga en créant :
•la Fédération Française de Hatha Yoga (FFHY), dont le but est d’étendre cette discipline pour le public.
•l’École Internationale du Yoga Traditionnel (EIDYT), dont le but est de former des enseignants.
Il écrit également plusieurs livres sur la philosophie du yoga et la culture indienne.
En 1985 il devient le président de la commission médicale sur le yoga de l’université Varanasi et en 1994 il fonde avec certains de ses amis de la culture indienne l’association humanitaire France Inde Karnataka pour construire un hôpital en Halligudi, région très pauvre et sèche. La première pierre est posée en 1995 et l’hôpital est inauguré en 1977. Il reçoit 1000 à 1500 patients chaque mois. L’association, dont le président est Xavier Emmanuelli, développe ce projet avec l’aide de nombreux donateurs. Le financement est français, mais la réalisation et l’entretien (les médecins, les infirmiers, le personnel, les entrepreneurs) sont indiens.
Pour tous ses accomplissements culturels, scientifiques, éducatifs et humanitaires, Sri Mahesh Ghatradyal est élevé Chevalier de l’Ordre national du Mérite le 18 décembre 1996 et fait Chevalier de la Légion d’Honneur le 25 mars 2005.
Il s’est éteint le 21 août 2007 et est honoré en la salle de la coupole du crématorium du cimetière du Père Lachaise à Paris en France.
Sa famille adoptive, ses amis et ses nombreuses relations témoignent du souvenir d’un homme généreux dont la vie a été guidée par le désir de rapprocher les cultures et les hommes, et de promouvoir les valeurs de dignité de l’homme et de respect.
Site de la Fédération Française de Hatha-Yoga : http://www.ff-hatha-yoga.com/Association Yoganice

André van Lysebeth : Le Yoga Mental

mai21

André Van Lysebeth a publié 6 livres de son vivant ; voici son septième ouvrage. Ce livre est constitué d’articles publié dans la revue ‘Yoga ‘créée par l’auteur dès les années 60. En avril 1963, Van Lysebeth rencontra son maître, le grand yogi Swami Sivananda à Rishikesh qui l’incita à lancer un magazine : ‘Andrew you must start a magazine ‘. Chose qu’il fit dès le mois de juin, sans interruption, jusqu’à sa mort en janvier 2004.
Publiée durant quarante années, la revue ‘Yoga ‘couvrit un large éventail de sujets, allant de la mystique à la vie quotidienne, sans oublier la santé. Pratiquement seul rédacteur, il diffusa sans relâche ses recherches et le fruit de son expérience. La revue totalisa 15 000 pages. Huit ans après son décès, les éditions Almora sont heureuses de publier un ensemble de textes groupés autour du thème du Yoga Mental.
Ce recueil présente les ‘images mentales ‘comme moyen-clé de la méditation, comme une pierre angulaire de la pratique du yoga, utile pour mieux faire face au stress du monde. André van Lysebeth explique ici par des fondements scientifiques comment il nous est possible d’initier le cerveau et le mental à s’ouvrir et à découvrir cette source de vie inépuisable que représente la force du mental par les techniques ancestrales des yogis.
Van Lysebeth était hatha yogi dans l’âme. Il prône le yoga intégral, celui de la personne concrète, rencontrée au quotidien ; corps et esprit vécus en une entité indissociable. Le hatha yogi sait que derrière les postures il y a le souffle, derrière le souffle le prâna et le mental, et au centre, le Spectateur. Les nombreux admirateurs de Van Lysebeth retrouveront ici l’enseignant au style clair et limpide.
Il nous emmène ici dans un fabuleux voyage, celui du Yoga mental.

Le Yoga mental

Article paru sur le site evene.fr le 21/05/2013

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