Le Yoga d’Isabelle

Yoga et Méditation

Soyez original…comme tout le monde !

novembre18

yoganice yoga niceEva Ruchpaul, l’une des pionnières du yoga en France, a fondé en 1971 l’Institut Eva Ruchpaul où ont été formés plus d’un millier d’enseignants qui exercent en France et à l’étranger.

Santé Yoga: Que pensez-vous du déferlement de toutes ces nouvelles formes de yoga ?

Eva Ruchpaul Les civilisations sont aux prises avec les phénomènes dus au nombre. Seule, la quantité compte : dire combien on a d’élèves, qu’il s’agisse de yoga ou d’autre chose, combien on a gagné. Immeubles achetés, train de vie font de vous un personnage important. Toutes les formes de sociétés pléthoriques engendrent le panurgisme : on court où tout le monde va. Et puis, l’information est manipulatoire : puissance des médias et mercantilisme endémique.

S.Y. Cette fièvre d’expansion est-elle nouvelle ?

E.R.Non, de même que dans le cas des disciplines extrême-orientales. Les poussées cycliques sont banales, sans lendemains : il n’y a pas de stabilité dans la clientèle. C’est, par exemple, dans les années 70 la vogue des Tantras, pratiques à connotation pseudo sexuelle venues d’Amérique. Alors, sont publiés de grands articles dans la presse et ont lieu des congrès internationaux, médecins en tête. De luxueuses installations ouvrent leurs portes sur les Champs Elysées. Le public visé par ce type d’informations est certes très nombreux mais instable, momentané. Il semble logique qu’une certaine presse sache en profiter et remplisse ses colonnes avec les «nouveaux régimes», l’Aérobic de Jane Fonda. Qui sait encore aujourd’hui de quoi il s’agissait? Il me semble que les nouveaux yoga suivent les mêmes traces. Comme le dit l’ethnologue, auteur de polars, Fred Vargas : « Ici, comme partout, il y a beaucoup de têtes creuses qui ont vite fait de se remplir de n’importe quoi, si possible du pire. C’est ce que tout le monde préfère, le pire. On s’ennuie tellement ».

S.Y. Pourquoi ces lubies mystico gymniques s’appellent-elles yoga ?

E.R.Parce que le terme est vendeur actuellement. Maintenant, le phénomène se fera-t-il une place en France ? Sans doute, bien qu’il soit presque un peu tard. L’implantation américaine est déjà en voie de décadence. Mais une autre contagion viendra, qui passera elle aussi. Depuis son surgissement, environ 60 siècles avant J.C., les principes et « exercements » psychosomatiques issus de l’Inde ont connu des avatars multiples, ne serait-ce que leurs revêtements « religiositaires » : d’abord totalement laïques, hors croyances, ils ont revêtu les vertus brahmaniques, puis bouddhistes, puis tantriques, puis à nouveau… Indéfiniment semblables à travers les croyances. Ce n’est sans doute pas le mercantilisme de notre époque (Kali Yuga, l’ère de la décadence selon la tradition gangétique) qui pourra avarier le yoga dans sa valeur fondamentale.

S.Y. Quel est aujourd’hui, dans le monde, le sens du yoga ?

E.R. Primaire a la même racine que primordial… et que primate, restons modestes ! Le yoga enclot dans ses multiples formes une expérience comprenant un « exercement » personnel, basé sur les données concrètes somatiques, en tout premier l’aisance respiratoire. Cet « exercement » demande de la constance, une régularité soutenue, une totale absence de recherche de performance et une acceptation modeste des transformations possibles, y compris des changements de comportement caractériel dans l’existence normale.

Les paramètres de tempérance, dans tous les axes, de gestion pratique et durable, d’absence d’ostentation, ne peuvent séduire notre contemporain dans sa formule actuelle d’Outre-Atlantique. Je ne crois pas que le type d’expérience qui sévit actuellement aux Etats-Unis, en vastes troupeaux, pourra s’implanter durablement chez l’Européen. Peut être juste une flambée de curiosité, une visite éclair dans les salles chauffées à 40° afin de pouvoir en parler : être original (comme tout le monde !).

S.Y. Et quel est le sens du yoga « à l’américaine»?

E.R. Chercher la contrainte punitive (la violence enfin justifiée ?) pour expurger « le mal ». Se violenter, exsuder les poisons, et sortir purifié. Ce sont de vieux relents masochistes venus de déformations des religions judéo-chrétiennes. Souffrir pour mériter ? Et « Ahimsa », la non violence indienne, où la met-on ?

Eva Ruchpaul

Le site Internet d’Eva Ruchpaul

Source : Le Journal du Yoga

Les grands noms du Yoga : BKS IYENGAR

février6

blog3Bellur Krishnamachar Sundararaja Iyengar s’est éteint le 20 août dernier à Pune en Inde. Celui qui restera comme un grand maître de pratique du yoga, avait vu le jour le 14 décembre 1918 à Bellur en Inde.

Une vocation née des circonstances : tout jeune, BKS Iyengar a souffert de maladies diverses au point que ses médecins l’avaient condamné à ne pas dépasser 21 ans. Mais le yoga le sauvera. A 16 ans, il s’initie avec Śri Tirumalai Krishnamacharya et ne cessera plus de pratiquer.

En 1943, il épouse Ramamani à qui il donne le nom de son Institut de Pune et avec qui il a cinq filles : Geeta, Vinita, Suchita, Sunita et Savitha, et un fils : Prashant qui avec Geetaji et Prashantji est devenu enseignant de Yoga Iyengar.

Il aura des élèves célèbres, danseurs, stars, écrivains, qui lui permettront d’enseigner en Occident. En 1958, il apprendra même à la Reine mère de Belgique à se tenir sur la tête. Puis, il ira enseigner aux Etats-Unis, en Russie, en Chine, et viendra en France en 97 pour une “Intensive Européenne”.

Sa méthode: précision et alignement : créé en 1973 et inauguré en 1975, le Ramamani Iyengar Memorial Yoga Institute (RIMYI) accueille à Pune des étudiants venus des quatre coins du monde. Ses trois étages symbolisent le corps, l’esprit et l’âme et ses huit colonnes représentent les huit branches du yoga ashtanga de Patañjali : yama, niyama, āsana, prāṇāyāma, pratyāhāra, dhārāṇa, dhyāna et samādhi.

yoganiceIyengar recevait l’après-midi dans la bibliothèque du centre qui abrite plus de 8 000 ouvrages en plusieurs langues sur la philosophie, l’anatomie humaine, la physiologie, l’ayurveda, la médecine et, bien sûr, le yoga.

En fin de journée, il donnait à l’Institut des cours médicaux, allant de patient en patient et prodiguant à chacun des conseils de pratiques yogiques adaptées à son cas particulier. Il y avait là toutes sortes de malades: cancéreux, dépressifs, hémiplégiques, hystériques , personnes atteintes de problèmes cardiaques, gynécologiques, othopédiques etc.

Ce yoga thérapeutique requérait des aménagements spécifiques et donnait lieu à des protocoles qui variaient chaque semaine, en fonction de l’évolution du patient, et de ses possibilités.

La méthode Iyengar repose sur la précision et l’alignement dans les postures afin d’entraîner l’esprit à s’impliquer dans l’action juste. L’intensité et la rigueur la caractérisent.

Iyengar et Pattabhi JoisDes professeurs certifiés : 441 professeurs certifiés enseignent désormais dans toute la France en respectant les préceptes de B.K.S. Iyengar. Ils utilisent dans les cours tout un ensemble de « supports » matériels (couvertures, bancs…) qui permettent un accès au yoga à tous sans que soient compromises les lois fondamentales d’une bonne pratique.

Les dix dernières années de sa vie, il a œuvré pour structurer l’enseignement, la pédagogie et la formation des professeurs. Avec B.K.S.Iyengar, nous n’en sommes encore qu’au début d’une lignée. Rappelons que, dans cette structure pyramidale, il existe douze niveaux de certificat.

Par ailleurs, il a publié de nombreux livres – dont une encyclopédie en huit volumes – et participé à de nombreuses conférences et ateliers. Selon sa définition, le yoga est à la fois un art, une science et une philosophie.

Décès du grand maître de Yoga Belur Krishnamacharya Sundararaja Iyengar

août20
yoganice
« The body is my temple. Asanas are my prayers ». Le yoga a perdu un de ses plus grands maîtres. Celui qu’on appelait la légende vivante du yoga s’est éteint cette nuit, à Pune, en Inde, à l’âge de 96 ans. Mondialement connu et reconnu, BKS I…yengar a développé le Yoga qui porte son nom, et qui met l’accent sur l’alignement dans les postures. Il est l’auteur de nombreux ouvrages de références sur le Yoga, dont « La bible du Yoga », l’ouvrage le plus vendu au monde sur le yoga, fondateur du Ramamani Iyengar Memorial Yoga Institute (RIMYI) de Pune. Le site officiel de BKS Iyengar : http://www.bksiyengar.com/

Sri T. K. Sribhashyam

mars31
shri_sribhashyam
Focus sur Sri T. K. Sribhashyam, grand nom du yoga, qui sera présent à Nice le 2 avril, pour un film-débat au cinéma le Mercury lors de la diffusion du film « Le souffle des dieux ».
Né à Mysore (Inde) en 1940, Sri T. K. Sribhashyam est issu d’une famille de philosophes et de médecins en Ayurveda de générations en générations. Dès son plus jeune âge, son père, Sri T. Krishnamacharya lui a transmis, selon la tradition familiale, la philosophie indienne et l’Ayurveda. Sri T. K. Sribhashyam obtient une Maîtrise de Philosophie à la Faculté de Madras. Dès 1956, il enseigne le Yoga et pratique l’Ayurveda auprès de son père et, depuis 1970, il poursuit la transmission de l’enseignement en Europe aussi bien en Français qu’en Anglais. En 1999, le Mysore Sanskrit College lui a discerné le titre d’âchârya (Maître) pour sa fidélité à l’enseignement traditionnel de la philosophie indienne. Il dirige l’école Yogakshemam en Europe. Il est Membre Honoraire de la Fédération Internationale de Yoga et du Conseil Mondial du Yoga.
Par tradition familiale, Sri T.K.Sribhashyam appartient à la tradition Vishishta Advaita, une des branches de Vedânta. Il est un descendant direct de Sri Nâtha Muni (9ème siècle). La connaissance philosophique est transmise de père en fils dans la famille de Sri T.K.Sribhashyam depuis l’époque de Sri Nâtha Muni, sans aucune interruption. Plusieurs de ses ancêtres ont été de grands Maîtres de monastères Vishishta Advaita. Son père, son grand-père, et ses ascendants paternels étaient les Maîtres philosophiques des rois de l’époque, au Sud et au Nord de l’Inde.
Sri T.K.Sribhashyam enseigne fidèlement, comme son père avant lui. Il a réussi à maintenir son enseignement traditionnel dans un contexte occidental.

Shri Mahesh, une étoile du Yoga (partie 6).

mars17
couv_Yoga et VieL’histoire de Shri Mahesh, fondateur de la Fédération Française de Hatha-Yoga
« 50 RUE VANEAU, UNE HISTOIRE D’AMOUR : Au fil des années, Shri Mahesh tisse des amitiés et acquiert une notoriété qui vient compenser des moyens limités. C’est une longue cour étroite au cœur de …Paris qu’il choisit comme lieu du rayonnement de la culture indienne. « La cour de la rue Vaneau est une histoire d’amour. Il a su immédiatement que c’était ici qu’il voulait être. Mais il n’avait pas d’argent. Alors il a appelé Maurice Lempereur, rencontré à Antibes. Maurice appartenait à la jeunesse dorée, il souhaitait épater une jeune femme lorsqu’il a plongé dans une piscine…vide. Il s’est retrouvé la tête coincée dans le buste. Sri Mahesh a pris soin de lui pendant six mois. Ses manipulations l’ont sauvé et ils sont devenus amis. Quant ils se sont retrouvés face au 50 de la rue Vaneau, Maurice a immédiatement compris ; un sauvetage en échange d’un lieu de vie », dit Sushila [une des filles de Sri Mahesh].
« Peu à peu, il s’est éloigné des entraînements sportifs pour se concentrer sur le hatha-yoga. Il disait qu’à un certain seuil d’entraînement, on devient comme un « cheval », rapporte Monique Mahesh. « Cela le musclait tellement que ça le gênait pour sa pratique du yoga. » Un détail le distingue des autres : la qualité de son souffle. Grâce à son éducation yogique, Sri Mahesh maîtrise le pranayama. Ses exercices respiratoires journaliers ne le quitteront jamais. En 1959, naît le CRCFI, le Centre de Relations Culturelles Franco-Indien, rue Vaneau, soutenu par de nombreux amis et personnalités, en particulier le ministre de la Culture, André Malraux et la conservatrice du Musée Guimet, Jeanine Auboyer. Les musiciens ne connaissent encore ni impresarios, ni agents. C’est ainsi que Ravi Shankar se produit au CRCFI. Sous le regard de Shri Mahesh se succèdent également swamis, écrivains et artistes tels qu’Anita Desai, BKS Iyengar ou Arnaud Desjardins. Une revue est créée : Yoga et Vie. L’Inde n’est pas encore représentée officiellement à Paris. Nehru sera donc reçu au CRCFI. Les premiers cours de Hatha-Yoga sont dispensés dans la pure tradition : « Il laissait une corbeille dans la salle où chacun donnait ce qu’il voulait, selon ses moyens. Cela n’a pas duré. Ce n’était pas viable! ». Le tout Paris s’y donne rendez-vous : « Il a donné des cours à la famille Chaban-Delmas, à la femme de Niarchos, dans le milieu du show-biz, il y avait Bedos, Georges Moustaki, Marcel Amont, Dalida » se souvient Monique Mahesh. » extrait d’un artcile de Céline Chadelat dans « Santé Yoga ».
Liens utiles : CRCFI http://crcfi-yoga-vie.com/
Revue Santé Yoga : http://www.santeyoga.com/

Sri Mahesh, une étoile du Yoga (partie 4)

février14
06_060705.jpgL’histoire de Sri Mahesh, fondateur de la Fédération Française de Hatha-Yoga, éminent yogi, grand physiologiste, humaniste et auteur de nombreux ouvrages sur le Yoga.
« La légende raconte que c’est à l’abbaye de Royaumont, lors d’un colloque que Shri Mahesh s’est lié avec les Dolto. Boris Dolto, le mari de Françoise Dolto s’intéresse à la respiration dans le cadre de ses propres recherches de kinésithérapie. Une amitié naît entre le Russe et l’Indien. « Leur condition d’étrangers les rapprochaient » explique Meera-bai, sa fille cadette. Et tous deux sont porteurs de savoirs inestimables. « Il leur a fait partager sa culture et son éducation traditionnelle indienne et en retour le couple Dolto l’a initié aux différents courants de la pensée occidentale. » Catherine Dolto, la fille de Françoise, témoigne dans un numéro spécial du magazine Yoga et Vie : « Comment Françoise Dolto, Boris Dolto et Mahesh se sont enrichis les uns les autres de leurs expériences et leur créativité mutuelle, comment en cheminant au fil du temps, ils se sont fécondés spirituellement, nul ne le saura jamais, amis, le fait est indéniable, il s’est passé quelque chose d’important. Chacun cherchait à sa manière l’humain dans sa globalité. » »
(à suivre…)
Extrait d’un article de Céline Chadelat, paru dans la revue Santé Yoga n°143.
(Partie 1 : voir article du 20/10/2013;partie 2 : voir article du 10/11/2013;partie 3 : voir article du 25/11/2013)

Joyeux anniversaire à BKS Iyengar

décembre20
anniversaire_iyengar
95 ans ! Joyeux anniversaire à B.K.S. Iyengar, grand maître de yoga, souvent désigné comme légende vivante du yoga. Il est né le 14 décembre 1918 à Karnataka en Inde sous le nom de Bellur Krishnamachar Sundararaja (B.K.S.) Iyengar. Enfant c…hétif et de santé fragile, le yoga lui a permis de retrouver une santé parfaite. Il est l’auteur de nombreux ouvrages sur le yoga, dont « Lumière sur le Yoga ». Ses élèves sont innombrables, il enseigna notamment le yoga au grand violoniste Yehudi Menuhin. Il a fondé à Pune le Ramamani Iyengar Memorial Yoga Institute (RIMYI) qui forme des enseignants venus de toute la planète.

Sri Mahesh, une étoile du Yoga (partie III)

novembre25

Focus sur un grand maître de Yoga : Sri Mahesh, une étoile du yoga (Partie III).
Une série d’articles pour mieux connaitre Sri Mahesh, fondateur de la Fédération Française de Hatha-Yoga, la plus importante fédération de Yoga en France avec 11 000 adhérents.
Partie I : voir publication du 20/10/2013;  Partie II : voir publication du 10/11/2013
« En 1947, L’Inde connaît ses prémices officielles d’indépendance. A l’Ouest, en Europe, la France se remet péniblement de la guerre. « Lorsqu’il est arrivé en France en 47, il avait une vingtaine d’années, le rationnement était en vigueur. En tant que végétarien, il a souffert!  » raconte Monique Mahesh. Il a la possibilité de séjourner en Angleterre. Il choisira la France : « Il a préféré revenir en France, la faculté de Londres pour les Indiens dans le contexte de la décolonisation, ce n’était pas très favorable. Il est devenu pensionnaire à l’ENSEP (Ecole Normale Supérieure d’Education Physique et Sportive) à Joinville, il ne maîtrisait pas le français. Seuls les communistes acceptaient de partager leur chambre avec un Indien » poursuit-elle, amusée. « Comme l’été, il se retrouvait seul, puisque tous les pensionnaires rejoignaient leur famille, il était monté au hasard dans un train pour la Normandie, dans l’espoir de travailler dans une ferme, en échange de quoi les fermiers lui fournissaient du lait, indispensable à un sportif. »
Ses escapades l’amènent sur la Côte d’Azur des années 50 : « Il a séjourné à Juan-les Pins, où il était plagiste. C’est là qu’il s’est brisé une côte…et qu’il se l’ait ré-emboitée tout seul, à la main! ». Monique Mahesh en grimace encore. Sri Mahesh ne cesse de s’entraîner. « Pour la première fois lors des compétitions était dressé le drapeau indien, encore marqué « Hindustan ». » (à suivre…)
Extrait d’un article de Céline Chadelat, paru dans la revue Santé Yoga n°143.

yoganice sri mahesh partieIII

Sri Mahesh, une étoile du yoga (Partie II).

novembre10

Une série d’articles pour mieux connaitre Sri Mahesh, fondateur de la Fédération Française de Hatha-Yoga, la plus importante fédération de Yoga en France avec 11 000 adhérents. Partie I : voir publication du 20/10/2013
« Sri Mahesh a embrassé son devoir avec confiance. Son enfance baigne dans l’atmosphère de la plus authentique spiritualité des Védas : sa grand-mère l’envoie dans l’ashram de la tradition Virashaiva de Shivayogamandir où il est entraîné au yoga dès l’âge de cinq ans. Il conservera de son séjour à l’ashram l’enseignement de la pure tradition, les levers à 5h du matin, la foi, le lien à son maître, la sérénité. « C’est ma grand-mère qui a tracé ma destinée en me confiant à un math », reconnaîtra-t-il plus tard. Celle-ci, consciente du potentiel de son petit-fils, veille sur son éducation, qu’elle complète d’un séjour au sein d’une mission protestante afin qu’il se familiarise avec la langue anglaise. Au milieu des années 40, il est étudiant à la faculté sportive de Bombay; son palmarès d’athlète – en Inde, il est champion de course-à-pied – le conduit au-delà de ses frontières : « le directeur de la faculté a organisé une collecte pour financer le billet d’avion de Sri Mahesh vers l’Europe afin d’y représenter pour la première fois l’Inde aux Jeux Olympiques Universitaires de Paris », explique Sushila Ghatradyal, sa fille aînée. »

(à suivre…)

Extrait d’un article de Céline Chadelat, paru dans la revue Santé Yoga n°143.

Yoganice_Mahesh jeune

Une leçon de Yoga par BKS IYENGAR

octobre21

Un cours de Yoga par le grand maître B.K.S IYENGAR, légende vivante du Yoga, en 1977, alors qu’il était âgé de seulement 59 ans !

http://www.youtube.com/watch?v=Ki9qos7dWTg&feature=youtu.be

« Older Entries